Mon amant, cet ami très intime,
A osé coucher avec sa légitime.
Étant une charcutière professionnelle
De ce sale ami, j’en ferai des rondelles
Il ne faut pas cracher sur les jeux de mots. Les plus mauvais vont aux meilleurs amis. C’est l’ineffable prix de l’intimité.
Mon amant, cet ami très intime,
A osé coucher avec sa légitime.
Étant une charcutière professionnelle
De ce sale ami, j’en ferai des rondelles
Les tripiers là-bas
Rêvent d’abats
Mangent abats
Chantent Abats
Je suis président, j’engagerai sur le logement des futurs travaux (Manuel)
Une maison j’ai acheté
En échange d’une rente
Aujourd’hui je déchante
Car le bénéficiaire vit âgé
A la manière d’Einstein : Est-ce le poulet qui veut traverser la route ou la route qui se meut sous le poulet ? cela dépend de l’observateur. Tout est relatif
L’agent double Mata Hari
Était une femme très belle
Elle complotait depuis Paris
Cette taupe modèle
Vous avez eu chaud cet été, pensez à nos appareils TILO
Grace aux vents TILO, vos nuits seront fraiches
Tous les régimes
Dont sont avides
Mes dodues voisines
Se terminent par un bide
M ais qui est ce fureteur
A ccoudé à sa barrière
R egardant à toute heure
C es voisins septuagénaires ?
Le blues de jean jacques
(Sur l’air de « Carcassonne » Brassens)
Je me fais vieux, j’ai 60 ans
J’ai travaillé toute ma vie
Sans avoir, durant tout ce temps
Pu satisfaire mon envie
Depuis ma venue ici-bas
Rien jamais ne me fut propice
Mon vœu ne s’accomplira pas
Je n’ai pas vu la 66
On dit qu’on y voit tous les jours
Des bikers de tous les pays
En Harley sur tous les parcours
Capter l’âme de Saint Louis
Si je pouvais payer comptant
Un vieux bluesman à mon service
Je pourrai mourir content
Avec un billet pour la 66
Le ministre a cent fois raison
C’est des ambitieux que nous sommes
Il disait lors de son élection
Que l’ambition perd les hommes
Si je pouvais trouver pourtant
Dix jours sur la fin du solstice
D’été, que je mourrais content
Après avoir vu la 66
Mon Dieu, mon Dieu, pardonnez-moi
Si ma prière vous offense
On voit toujours plus haut que soi
En vieillesse comme en enfance
Mon fils avec sa Nathalie,
A voyagé jusqu’à Memphis
Mon frère a revu l’Italie
Et je n’ai pas vu la 66
Ainsi parlait, près de chez nous
Jean jaques courbé par l’âge
Je luis dis « ami, levez-vous »
Nous allons faire le voyage
Nous partîmes le lendemain
Mais que le bon Dieu le bénisse
Il mourut à moitié chemin
Il n’a jamais vu la 66